Welcome !!!

C'est un blog sur...heu... non sur rien de spécial et surtout, sur tout (jeu de mot ) ce qui m'interpèle un peu, beaucoup passionement.
 Beaucoup de Musique/chansons qui parlent souvant mieux que moi de moi !
Si mon blog vous plait alors inscrivez-vous à la Newsletter pour ne pas en rater une miette.

Par avance mes excuses pour l'orthographe de ce blog mais je suis dysorthographique
c'est pas de ma faute (très bonne excuse)...
La dysorthographie.
Bon OK en plus je ne fais pas attention non plus !!!!!

Mail: Cécé
Mail:Mr Patate

INFO !!!

Catégorie Beaux gosses réglement :

M'envoyer un mail

- avec 1 à 3 photos ...Dont une torse nu voir les fesses a l'air !
- avec nom de scene pseudo ou nom réel ...
- avec un peu d'info sur le metier du dit Beau Gosse...
- un p'tit argumentaire du pourquoi lui !!!!!!!!!!!!!!!

Ne m'envoyer pas forcement les plus populaire, mais le type qui vous fait craquer !!!!
même completement inconu , voir votre Mr a vous ...

J'attend vos mail avec impatience !

"Mon" Inceste

J'aurai aimer écrire un article personnel sur la résilience et B.Cyrulnik... en lisant un de ses livres j'ai compris beaucoup de choses et j'ai réalisée que je n'étais pas folle !


Alors j'ai trouver sur la toile cet article ...

La résilience : rebondir plus haut après les épreuves

Quel est le point commun entre Maria Callas, Georges Brassens ou Charles Dickens ? Tous ont vécu une enfance difficile, mais ont réussi à surmonter leurs malheurs. Présentée par Boris Cyrulnik comme étant "l’art de naviguer dans les torrents", la résilience peut concerner chacun de nous un jour. Comment réussir à rebondir et surmonter les épreuves de la vie ?

Abandonné par sa mère à 3 ans, battu par son père alcoolique qui lui brise les deux jambes, Tim Guénard doit être soigné 2 ans à l’hôpital. Placé en institution il subit des violences sexuelles. Aujourd’hui il témoigne "qu’il n’y a pas de blessures qui ne puissent être lentement cicatrisées par l’amour". Par quel prodige un homme brisé par la vie est-il devenu le père attentionné de 4 enfants, qui accueille dans sa ferme des jeunes en grande difficulté ?

Tous potentiellement résilients

La résilienceCette capacité à surmonter les traumatismes s’appelle la résilience. Le terme, emprunté à la physique, désigne le retour à l’état initial d'un élément déformé. Les psychiatres américains spécialisés dans la petite enfance, ont adopté le mot dans les années 90. Il a ensuite été popularisé en France par Boris Cyrulnik. A en croire le psychothérapeute, "environ une personne sur deux subit un traumatisme au cours de son existence, qu’il s’agisse d’un inceste, d’un viol, de la perte précoce d’un être cher, d’une maladie grave ou d’une guerre".

La résilience, innée ou acquise ?

Notre développement est régi par un certain nombre de déterminants génétiques. Le cerveau de certains individus sécrète beaucoup de dopamine et de sérotonine, qui jouent un rôle d’euphorisants. A contrario près de 2 % des enfants naîtraient avec un potentiel de "force psychique" diminué. Il serait cependant illusoire d’imaginer qu’une analyse de l’ADN suffirait à savoir si un enfant est prédisposé. Son caractère et son environnement affectif jouent un rôle primordial.

Dès leurs premiers jours, les bébés adaptent leurs comportements en fonction de l’attitude des parents à leur égard. Quatre sortes d’attachement réciproque peuvent ainsi être distinguées :

  • Sécurisant (65 %), ces enfants ont les meilleures chances de s’en sortir en cas de malheur ;
  • Evitant (20 %), ils maintiennent leurs distances ;
  • Ambivalents ou désorganisés (15 %).

Selon le type de relation qu’ils réussissent à établir, ils sauront plus ou moins bien se reconstruire après une blessure de la vie.

Savoir mettre au monde

"Faire naître un enfant n’est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde" affirme Boris Cyrulnik. Ses travaux insistent sur l’importance des "nourritures affectives". C’est pour l’avoir ignoré, sous l’ère Ceausescu, que 40 % des orphelins et enfants abandonnés sont morts en Roumanie. Les adultes doivent aider les enfants à se construire un capital psychique qui leur permettra de façonner leur résilience et trouver les ressources intérieures et extérieures le moment venu. Ainsi quand un père joue à poursuivre son enfant en faisant la grosse voix, ce dernier comprend qu’il s’agit d’un jeu. Cette comédie permet la familiarisation avec l’inconnu et sert à maîtriser sa peur. Cela ne signifie pas que l’enfant sera "immunisé" à vie contre les malheurs, mais il acquière un premier facteur de résilience.

Indifférence n’est pas résilience

Pour se protéger, les enfants non résilients mettent en oeuvre des stratégies qui vont de la négation des événements dont ils ont été victimes, à l’humour qui permet la mise à distance, ou la haine. Un jour les enfants se révoltent et refusent d’être stigmatisés dans le rôle d’une victime qui subit. Légèrement narcissiques les résilients ? Peut-être, car il y a quelque chose de l’ordre du défi qui s’exprime ainsi : "l’image que vous vous faites de moi ne correspond pas à ma réalité. Un jour je m’en sortirai et vous montrerai de quoi je suis capable". Ce sursaut d’orgueil s’appuie souvent sur des "tuteurs de développement : des adultes compréhensifs, choisis comme substitut parental, qui vont leur redonner confiance en posant sur eux un nouveau regard.

La résilience comme mythe du renouveau

Si l’on parle davantage de résilience aujourd’hui, c’est que nous sommes plus réceptifs à ce discours. Les affaires de pédophilie et de viols sortent de l’ombre, et les victimes, rongées par leur sentiment de culpabilité et de honte, osent un peu plus prendre la parole. Cette attitude "christique" (la nécessité de mourir pour pouvoir renaître) est très valorisée. Michel Hanus, spécialiste du deuil, en vient à se demander si en fait de résilience, il ne s’agirait pas tout simplement d’une forme de deuil avec ses 3 phases : le traumatisme, l’état dépressif, l’assimilation du deuil. Dans tous les cas, être résilient ce n’est pas être invulnérable, mais apprendre à résister aux traumatismes, en faisant appel à la confiance enfouie en chacun de nous et qui tarde parfois à s’exprimer…


Mathieu Ozanam (Doctisimo)

 

Une interview le Monde : link

 

Par CéCé-Mme Patate - Publié dans : "Mon" Inceste - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Communauté : stop abus et violences
Chanson de Michel berger ! je ne la connaisais pas ... elle me prend aux tripes ...
Parfois je me dit que ... je reviens de loin ... c'est pretencieux peut-être ... condescendant, sans doutes... Mais c'est telement bien ecrit  !



Michel Berger - Je reviens de loin

J'ai bien cru ne plus jamais revoir
La couleur de la mer, le soir
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

J'ai bien cru ne plus jamais sentir
L'odeur des sapins bleus, bleu gris
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

Je pleurais du matin au soir
Et j'avais perdu tout espoir
Ma vie entière était bercée par le hasard

Et maintenant, la vie comme une ombrelle
Maintenant, m'a repris sous son aile
Et je n'aime qu'elle comme avant

J'ai bien cru ne plus jamais danser
Devant le feu les soirs d'hiver
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien

Elle me regardait sans me voir
Elle me souriait sans savoir
Et même au soleil, je me sentais seul dans le noir

J'ai bien cru ne plus jamais revoir
La couleur de la mer, le soir
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Je reviens de loin
Si vous n'en croyez rien
Demandez à mon ange gardien
Par CéCé-Mme Patate - Publié dans : "Mon" Inceste - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Communauté : stop abus et violences

Pour mon Père de là haut ... j'espère que tu entendra ce texte !

Redoutable

Si tu me vois
Les toucher de mon regard
Leur donner le goût de l’art
Avoir un sale goût de larmes
Dans mon fou rire
Ne m’en veux pas

Tu m’as rendu redoutable
Mais je suis si vulnérable
C’est si facile de faire mal
Faire mal faire mal

Si tu me sens
Avoir des idées de mort
Tu sais très bien que mon cœur est mort
Tu vois bien que je t’attends
Depuis longtemps
Ne m’oublie pas

Tu m’as rendue redoutable
L’enfer est insupportable
C’est si facile de faire mal
Faire mal faire mal

Si je me donne
C’est pour leur donner leur âme
C’est pour leur voler la flamme
Qui dort en moi
Ne m’oublie pas

Tu m’as rendu redoutable
Mais je suis si misèrable...
C’est si facile de faire mal
Faire mal faire mal
Par CéCé-Mme Patate - Publié dans : "Mon" Inceste - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Communauté : stop abus et violences
Ca casse un peu l'ambiance des fêtes mais il etait important pour moi que vous sachiez un peu mieu ce qu'est AIVI ! AIVI c'est elle !

Attention c'est SON histoire publier dans un livre  ça n'est pas mon histoire...pas tout a fait ...

Isabelle Aubry


Inceste: Le combat d'Isabelle Aubry Par Anne-Laure BARRET
Le Journal du Dimanche
Pour lutter contre l'inceste et faire évoluer la loi, Isabelle Aubry, 43 ans, raconte comment son père lui a volé son enfance (*). Un livre qui sonne comme un cri de colère à l'adresse des responsables gouvernementaux et de toute la société. Son âpre témoignage donne parfois des haut-le-coeur, mais un questionnement plus général affleure quasiment à chaque page.


Il suffit d'interroger quelques professionnels de la justice et de l'enfance pour réaliser qu'on est loin d'avoir levé le tabou de l'inceste. Vingt ans de médiatisation et de libération de la parole n'y auront pas suffi. "On en parle énormément, on n'en parle jamais bien", résume la magistrate Marie-Pierre Porchy (**). Loin d'être une énième confession de victime, l'ouvrage d'Isabelle Aubry, 43 ans, présidente de l'Association internationale des victimes de l'inceste (Aivi), sonne comme un cri de colère à l'adresse des responsables gouvernementaux et de toute la société. Son âpre témoignage donne parfois des haut-le-coeur, mais un questionnement plus général affleure quasiment à chaque page.

"Mon père m'aime mal, mais il m'aime"

"J'aurais préféré ne pas m'exposer ainsi mais il n'y a pas trente-six façons de faire bouger les choses", justifie-t-elle. On ne la prend pas au téléphone dans les ministères. Ou on la reçoit, mais les promesses faites au coin d'un bureau ne sont pas suivies d'effets. Nombre de lettres adressées à des élus de tous bords restent sans réponse. La palme de la dérobade revient à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qu'elle poursuit, armée d'une carte de visite, à la garden-party de l'Elysée le 14 juillet 2007: "L'inceste, ce n'est pas moi! Voyez ma collègue de la Justice..." "Les politiques réagissent au quart de tour aux histoires de pédophilie quand elles impliquent des inconnus. On les entend moins dire que la majorité des crimes sexuels sont perpétrés au sein de la famille", assène-t-elle.

Grâce au courage d'une voisine qui alerte un jour sa mère, le père d'Isabelle Aubry a fini par être jugé et puni. Mais, avant qu'une adulte de son entourage se décide à ouvrir les yeux, la fillette a été violée à d'innombrables reprises, par son père et par des dizaines d'autres hommes, à qui elle est prêtée "en échange de leurs femmes" au cours de "partouzes". La réparation judiciaire est un piètre soulagement quand le diable s'habille en papa... "Mon père m'aime mal, mais il m'aime, écrit Isabelle Aubry. Alors, je ne lui refuse rien. Par peur, par amour, j'accepte tout, ses caresses, ses baisers profonds. A mesure que ma servitude s'installe, le dégoût qu'il m'inspire se retourne doucement contre moi."

Lorsqu'elle occupait les fonctions de juge des enfants et de magistrat instructeur, Marie-Pierre Porchy a rencontré de nombreuses victimes qui, à l'instar d'Isabelle Aubry, n'ont pas pu dire non à leur agresseur: "Souvent, les enfants qui ont été obligés à des relations sexuelles par leurs parents y adhèrent. Parfois, ils sont demandeurs. Ils ne savent pas que c'est interdit. Ils ont été pervertis au sens psychiatrique du terme."

"Le crime des crimes"

Isabelle Aubry martèle qu'il faut modifier la loi pour donner de meilleures armes à ces victimes rongées par la culpabilité. "On ne peut pas lutter contre un tabou sans commencer par le nommer." Elle plaide donc pour que l'inceste soit inscrit dans le code pénal comme une forme particulière de crime, étant donné le lien particulier qui unit l'enfant et son agresseur (père, mère, grand-père, grand-mère, frère, etc.). Une mesure qui avait été promise par l'ancien garde des Sceaux, Dominique Perben, et qui dort toujours dans les tiroirs du ministère de la Justice.

Pour Marie-Pierre Porchy, on pourrait envisager de changer la loi mais sans y faire figurer le mot inceste: "Il faut poser l'interdiction de toute relation sexuelle entre un père et son enfant." Si la psychiatre lyonnaise Liliane Daligand (***) s'oppose à toute réforme législative ("L'interdit de l'inceste est déjà le fondement de toute loi humaine"), elle estime que la société a encore beaucoup à faire pour lutter contre "le crime des crimes". Les pistes proposées par cette experte auprès des tribunaux sont nombreuses: financement de thérapies pour les victimes et les agresseurs, éducation à la parentalité, sensibilisation des enfants, formation des médecins, des enseignants, des magistrats...

Quelques jours après avoir mis en ligne son site (aivi.org), Isabelle Aubry a été assaillie de mails de détresse envoyés par des travailleurs sociaux désemparés devant des enfants violés, par des victimes perdues dans les méandres de la machine judiciaire. "L'inceste est un fléau de santé publique. Il fait exploser les familles, engendre des dépressions, des problèmes d'alcool et de drogue", s'indigne-t-elle. L'inceste est une bombe à fragmentation qui a dévasté sa propre vie, jusqu'à ce qu'elle retourne voir son père. Elle croyait l'entendre demander pardon. Il s'est montré aussi égoïste et incapable d'empathie qu'à l'accoutumée. Pour elle, il est mort ce jour-là. Et elle a décidé de vivre enfin.

(*) La première fois, j'avais six ans... Oh! Editions.
(**) Les Silences de la loi, un juge face à l'inceste, Hachette Littératures, 2003.
(***)
L'Enfant et le diable. Accueillir et soigner les victimes de violences, L'Archipel, 2004.


Par CéCé-Mme Patate - Publié dans : "Mon" Inceste - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Communauté : stop abus et violences
  EDIT

Attention a vos propos dans vos commentaires ... Je sais que les mots peuvent faire très mal sans qu'ils soient expliqués ! Ce billet a pour but d'éclaircir les choses et de les apaiser j'avais besoin de m'expliquer sur ma reaction ...et pas que l'on juge qui que ce soit !

Désolée je suprime les commentaires ... ils peuvent être destructeurs ! pour tout le monde ...

JE NE VEUX AUCUNS JUGEMENTS NI D'UN COTE NI DE L'AUTRE !

Pour en parler vous pouvez utiliser le mail mmecece@famillepatate.com


Sachez tout d'abord que par ce billet je ne vise personne, je ne veux faire de mal à personne, mais si cette mise au point ne vous plaît pas, ou si à a la fin du billet vous vous dites "Bon c'est bon elle fait chi**, avec ses jérémiades et ses questions existentielles..." et bien alors passez votre chemin ou désinscrivez vous de la newsletter ...

Il y a quelques temps j'ai reçu un mail d'un membre de ma "famille", cette personne est chère à mon cœur car a toujours essayé de m'accompagner du mieux qu'elle a pu dans toute mon existence.

Ce mail m'a blessé car il n'était pas en adéquation avec ce que je voulais exprimer.

 

Le billet qui a entrainé ce fameux mail est Emilie Jolie 1979 c'est d'ailleurs en partie pour cette raison que je n'ai rien compris au SCUD que je me prenais en pleine figure.


A la suite de ce mail j'ai été en colère (j'y ai d'ailleurs répondu dans la colère)  puis ça m’a rendu triste car je me prenais en pleine face que le message que j'essayais de faire passer ne passait pas malgré mes efforts.


Grossièrement il m’était "reproché" de trop geindre, sur mon passé, et d'y être encouragée par une horde de "pleureuse" avec les commentaires que vous me laissiez !

Que la PMA n’était pas facile certes mais qu'il ne fallait pas exagérer qu'il y a avait plus grave sur la terre que ma situation ...


Et puis ce soir en sortant de chez la psy (eh oui j'y vais toujours après tant d'années) j'ai mieux compris certaines de mes réactions face a ce mail ...

Tout d'abord comparons ce qui est comparable... le fait d'arrêter de "geindre" ne changera rien à la famine en Afrique ou ailleurs et ne guérira pas ceux qui nous sont chers et qui sont atteint de maladies par exemple.
J'ai tout à fait conscience de ne pas être le nombril du monde et encore heureux, mais si ce Blog existe c'est que c'est un moyen pour moi d'exprimer ce que parfois VOUS ne voulez pas entendre !

Je n'ai que très peu de bon souvenirs de mon enfance, j'aimerai en avoirs plus mais malheureusement l'inceste m'a fait perdre la mémoire en psychiatrie on appelle ça une amnésie sélective. C’est une des protections que j’ai élaboré pour me protéger enfant …C'est un des concepts de résilience qui m'a fait survivre toutes ces années.

Je viens d'une famille ou l'on ne dit rien par commodité ! Ce n'est pas un reproche c'est un constat. C'est comme ça et puis c'est tout.
Il n'est donc pas de bon ton, de se plaindre a tout bout de champs « enfin merde quoi faut pas abuser tu ne va pas mourir non plus ! ». Alors on préfère se taire et faire semblant que rien n’est grave et surtout que l’on tient le coup !

 

Si je me plains ICI c'est par ce qu'il est plus facile d'écrire face à son écran plutôt que d'affronter l'image et le déni de la ou les personnes à qui l’on veut dire les choses mais qui ne veulent pas les entendre...et surtout, comme il est difficile d’atteindre une cible qui ne veux pas voir et qui veut se persuader que tout va bien alors ou d’autre pourrais-je m’exprimer si ce n’est ici  ?

Si je suis là aujourd'hui c'est par ce qu'il y à 11 ans j'ai eu deux choix. Du fond de mon trou ne restaient que deux solutions.

1)       Terminer de m'enterrer vivante et finir le boulot au plus vite

2)       Décider qu'il fallait me battre et remonter pour vivre !

 

Cette décision prise (celle de vivre, évidemment), il aurait été facile de croire que quelques années de psychothérapie viendraient à bout de mes maux...avec l'aide de quelques médicaments ! et puis hop c'est bon c'est géré on passe à autre chose ... j'aurai aimé oh oui tellement aimé que ce soit aussi simple que ça !

Je suis bien consciente qu'en me lisant vous devez parfois (trop souvent apparemment) vous dire "Pffff elle, nous barbe avec son passé, il suffit de regarder devant et de se bouger les fesses et hop tout va bien. C'est bon Cosette arrête un peu !"

Et bien non ça ne fonctionne pas comme ça, j'aimerais pourtant car cela serait plus facile pour moi et/ou pour vous ...

L'inceste est un combat perpétuel, il sape tout sur son passage tous les fondements de l'enfance tous les piliers qui s'y attachent, et plus vous avancez dans la vie plus vous découvrez l'étendue des dégâts.

 

Couplez l’inceste à la PMA et vous obtiendrez un mélange détonnant. Ce corps jadis souillé ne peut ou ne veut pas même porter un enfant… ces deux épreuves couplées doivent être tenues en un complexe et savant équilibre afin de ne pas tout faire exploser sur son passage !

 

J'ai demandé, à certains d'entre vous, de m'aider à retrouver des traces de souvenirs, des bons car c'est ceux qui me manquent le plus !

 

Peut être ne l'ai je pas demandé comme il faut ou suffisamment expressément car pour toute réponse je n’ai eu que de vagues "oui je vais y réfléchir" ; "mais souviens toi c'était là » ou pire à mon sens « non je ne me souviens pas passe à autre chose »

 

Je peux même regarder des photos, m'y voir et ne rien ressentir...

 

En vous faisant cette demande cela n'était pas pour « le fun » mais bien parce que ce sont des faits de ma vie qui me sont indispensables pour avancer, les briques manquantes des fondations qu’il me manque.

J’ai conscience que ça demande un effort car il vous faut vous aussi que vous creusiez dans le passé et c’est peut être pour ça que finalement mes demandes sont restées sans vraies réponses.

Ne vous culpabilisez pas de ne rien pouvoir faire, ne vous culpabilisez pas d'avoir tout fait pour que je sois le mieux du monde mais que malgré vos efforts je n'en sois encore qu'à me plaindre...


Ne vous torturez pas non plus je finirai par trouver un équilibre car petit à petit l'oiseau fait son nid...

Peut être que la majorité de la population peut mettre un mouchoir sur ses mauvais rêves, ses blessures et avancer tout en regardant devant sans plus se soucier du passé... j'ai bien essayé ... mais pour moi en tous cas ça ne fonctionne pas comme ça ...

Comment voulez vous fonder une maison si ses fondations reposent sur des sables mouvants ?

Je travaille d'arrache pied à ce que cette saloperie d'inceste ne devienne qu'une cicatrice ...la PMA ne m’y aide pas …

Alors :

  • oui je geins...
  • oui je ne vais pas y laisser ma vie...
  • oui il y a bien plus malheureux sur terre
  • oui vous aussi vous avez vos soucis...
  • oui il faut parfois me dire "oh allez bouge toi un peu là tu recule"

 

Mais laissez-moi le luxe de pouvoir dire sur mon blog que je suis fatiguée ... et de geindre ICI ...

Les commentaires laissés ne sont pas complaisants ce ne sont pas des personnes pleureuses mais des battantes qui écrivent. Croyez-moi je connais la plupart d’entre elles ou d’entre eux et ils et/ou elles ont vécu aussi des moments difficiles voir très douloureux…Et croyez moi lorsque je vous dits que ces personnes sont des vrais battantes.

 

Une douleur intérieure quelle qu’elle soit ne se résout avec des coups de pied aux culs, ni avec de la pitié … et je crois que c’est là le plus difficile…où est la limite entre les deux ???

Sachez que désormais, je ne geindrai plus directement chez vous par ce que je n'en ai plus envie et aussi.par ce que je ne veux pas m'entendre dire  « c'est pas le moment », ou « tiens tu veux parler à untel » ... ou alors « oh ben ça finira bien par s'arranger » ... que les choses finiront par s’arranger, oui je l'espère et de toutes façons je n’ai pas trop le choix.

 

Mais si depuis tant de temps je ne vous parle plus de tout ça et que je le fais ICI c'est par ce que quand j'ai voulu vous parler je vous ai vu vous cacher ...parce que quand j'ai voulu poser des questions vous n'avez pas compris l'importance de mes demandes et vous êtes partis sur autre chose, sans même vous poser la question de savoir à quel point ça pouvait être important voir indispensable pour moi ! Parce qu’alors moi j’ai pris la décision de lever le voile pour vivre et m’en sortir, vous avez décidé de votre coté de nous surtout pas levé le mouchoir que vous avez mis depuis toutes ces années sur ces sujets.

 

Ce que je veux exprimer est finalement très simple :

- Jamais je n'arrêterai de dire au grand jour que l'inceste est dévastateur.
- Jamais je ne laisserai dire que l'on peut mettre un mouchoir sur son passé et regarder devant sans penser a hier. Car notre présent et notre avenir, quoique vous pouvez dire, ne peuvent se construise sans notre passé.

- Je ne dirai pas que ma vie est bien telle quelle est et uniquement par ce qu’il y a pire que moi.
- Me demander de ne pas parler de cet inceste et de ses effets dévastateurs sur ma vie, c'est pour moi comme si vous me demandiez d'accepter l'inacceptable ...



Par CéCé-Mme Patate - Publié dans : "Mon" Inceste - Voir les 0 commentaires - Communauté : stop abus et violences

Présentation

Catégories

Recommander

Derniers Commentaires

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés